Le Geste intérieur ou l’Oeuvre alchimique !

Le geste intérieur est le geste de la Source, le geste de l’Esprit. Un geste émergeant du dedans … fini l’agitation, la discorde entre toutes les parties de notre corps. Plonger à l’intérieur de soi dans cette grotte du mère-veilleux pour retrouver la racine, le coeur du rayonnement et, commencer à dessiner l’Oeuvre.
Dessiner » l’Oeuvre » dans l’espace, avant tout avec l’esprit : gommer les angles de la Forme à venir, attendrir la pâte, croire à la souplesse, à la rondeur, à la douceur, à l’harmonie qui est beauté … Prendre le temps de la création … le temps de la respiration
Le geste alors suit la trame, porté par cet esprit-souffle. Quelque chose précède le geste : c’est le fil de soie… qu’on a » tiré » bien avant la mise en mouvement ( parfois un infime éclair de pensée, plus on est entraîné ). Ce fil, extrait de la lourdeur par un mouvement de l’esprit, l’intention, une pensée orientée précisément avec des qualités définies par avance (quelques secondes ! ) et l’Oeuvre est déjà là dans l’espace. Oeuvre chorégraphique, Oeuvre calligraphique, pré-dessinée pré-destinée déjà en chemin dès que l’esprit revient Là, posé centré aligné enraciné ancré, avec une conscience légère, une volonté douce ! Je dis souvent : une trace d’intention suffit… plus la trace est fine plus l’Oeuvre est raffinée harmonieuse et gracieuse, plus Elle est raffinée, plus la substance alchimique pénètre toutes les couches de l’Être, touché plus profondément, alors plus rayonnant ( complémentarité, équilibre dedans-dehors ) avec le Yin et le Yang s’accordant sans cesse en une Danse des souffles, un mouvement élastique et souple avec deux extrémités conscientisées, communicant à distance – deux pôles opposés toujours reliés en spirale.
Cette Oeuvre est là, enfouie en nous. Elle est à re-créer. On l’a oubliée, perdue de vue et de senti. On la redessine joliment dans l’espace et Elle réapparaît » en forme « On peut la toucher, la palper, la sentir, la pétrir, l’embellir d’un sourire. Elle se re-sculpte d’elle-même longtemps patiemment lentement.
Ainsi, Elle reprend Corps, redevient réelle et authentique : une réalité de nous-même et, quand Elle se re-découvre, Elle s’épanouit encore à l’infini.
Faire un pas vers cette forme sans forme au coeur de notre corps, sur ce chemin de 10000 lieux, un premier pas vers une marche fidèle et constante. Et c’est le retour dans l’espace intérieur d’une plénitude, d’un volume vide rempli de cette forme harmonieuse qui a repris sa place en l’Être, s’y dissout et fait UN avec.
De cet Un, ce Tout, naîtra le geste SACRÉ.
Je vous invite à nourrir chacun de vos gestes de cette Grâce.
La Lumière est Là.
Patlafée



















